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 1.5% du PIB : C'est le peu de valeur que nous accordons à notre défense

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LoOiic
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MessageSujet: 1.5% du PIB : C'est le peu de valeur que nous accordons à notre défense   Mer 14 Juil - 16:46


La défense reste le morceau de choix pour les coupes budgétaires, et il faudra bientôt lui trouver un autre nom, parce que, de réorganisation en réorganisation, de déflation d’effectifs en restriction matérielle, il ne lui restera bientôt plus que le nom, chauffée à blanc qu’elle est sur tous les fronts.

Par Louis Pinou

Ces coupes budgétaires ne doivent pas occulter et pourtant elles le font, la nécessité de disposer d’une armée crédible qui sera de plus en plus incapable de répondre aux « sollicitations stratégiques » confrontée qu’elle est déjà à une pénurie de matériels modernes, pourtant disponibles mais à dose homéopathique et aux coûts d’entretien élevés.

On va épargner tous azimuts donc réduire l’amorce de modernité qui demande quand même de la quantité n’en déplaise à ceux qui pensent qu’un Tigre peut remplacer une meute de chats à moindre coût, surtout si on se fait prier pour faire sortir le dit tigre pour ne pas l’abîmer…

Les militaires sont des gens obéissants, droits, même si certains, des généraux, commencent à ruer dans les brancards, il serait bien de les écouter un peu et ne pas leur raconter d’histoires pas plus qu’à la nation : si on écorne nos forces et lamine nos budgets de défense, il sera impossible de revenir à nos niveaux d’il y a quelques années seulement et il ne nous restera plus qu’à prier qu’aucun méchant ne viendra nous imposer sa loi. Il serait sain que ce débat franchisse les
portes des popotes sans crainte de sanction.

La défense a été ratiboisée, il n’y a plus d’économies possibles hormis des réductions d’effectifs, de matériels et de programmes

Avec, prévision, 180 avions, 90.000 fantassins et quelque 30 grandes unités navales, nous n’arriverons plus à faire tourner nos unités en mission sans surchauffe préjudiciable ; surchauffe que nos militaires éprouvent déjà sur le terrain, n’arrivant à compléter leur double
effectif opérationnel –personnels et matériels - que par prélèvement sur d’autres unités, renforçant l’inaptitude au combat d’unités qui ne sont là que pour les pièces de rechange.

L’effort a été imposé, ce sera 3,5 milliards de crédits militaires en moins assorti d’une belle coupe dans les effectifs – 20.000 postes - le tout sur trois ans. La loi de programmation militaire 2009/2014 est tombée à l’eau mais « on » prévoit un réajustement pour 2014 ! Ce décrescendo dans la misère, nous risquons de le payer fort cher : à quand le tour de la dissuasion nucléaire ?

Amiral Guillaud  : « On n’arrête rien, dans le cadre de la stratégie du Livre blanc. »

La liste des attentes est longue et chaque armée entend fermement ne pas subir d’amputation en défendant ses programmes :

Infanterie, pour l’armée de terre : les véhicules blindés VBCI, les hélicoptères NH90 ou Tigre, les systèmes Félin

Armée de l’air : 3 programmes vitaux, Rafale, Airbus A400M de transport, avion ravitailleur Airbus A330 MRTT

Marine : sous-marins nucléaires d’attaque Barra¬cuda ou les frégates multi missions

Miniaturisation et dépendance à l’OTAN

Notre réintégration à l’OTAN plaide pour une réévaluation à la baisse de nos unités projetables, 5000 hommes au lieu de 8000 avec une permanence de l’opérationnalité, un format d’intégration simple, permanent mais incapable d’intervenir ailleurs que dans un cadre de coalition et de dépendance.

Cette version nous ferait profiter de la mutualisation des moyens de l’OTAN mais nous ferait perdre toute indépendance politique en échange d’une intendance qui nous ferait faire des économies dans un monde où tous repensent leur défense sur un mode renforcé.

Avec, bientôt, 1.5% du PIB affecté à la défense de notre pays, nous venons de perdre la dernière des grandes illusions du grand pays que nous allons cesser d’être, un jour incapable de défendre son et ses territoires lointains sans l’appui, l’aval de forces amies, ou pire, l’autorisation de forces riveraines.


« Nous devons conserver les capacités d’agir partout dans le monde en
projetant nos forces. Sinon, nous ne serions pas un grand pays, nous ne serions plus un grand pays.

« Nous devons consacrer les moyens qui nous permettent de peser sur la scène internationale comme un grand pays. »


Nicolas Sarkozy - juin 2010 - discours prononcé sur le CDG

Source : Armées.com
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