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 L’Europe en quête de stratégie face à Moscou

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MessageSujet: L’Europe en quête de stratégie face à Moscou   Jeu 21 Mai - 12:23

L’Europe en quête de stratégie face à Moscou


Quelle stratégie européenne déployer en direction de la Russie? Au moment où s'ouvre, jeudi 21 mai, un sommet de deux jours Union européenne-Russie, à Khabarovsk, dans l'extrême-orient russe, cette question, présente depuis les années 1990, se pose dans un contexte de tensions ravivées par les effets de la guerre en Géorgie en août 2008, et les interruptions de livraisons de gaz à l'Ukraine en janvier.


L'UE peine à formuler une stratégie qui irait au-delà de la gestion immédiate des crises, notent des diplomates et experts. La Russie, qui concentrait depuis des années ses critiques contre les activités de l'OTAN dans l'ancien bloc de l'Est, s'est mise à désigner l'UE comme une entité hostile. Cette tendance s'est cristallisée au moment du lancement, le 7 mai, du "Partenariat oriental" de l'Union vers six Républiques ex-soviétiques.
La Russie entend maximiser son atout principal, les ressources énergétiques, point focal de son raidissement vis-à-vis de l'UE. La stratégie du pouvoir de Vladimir Poutine, depuis 2000, a consisté d'abord à placer sous contrôle étatique l'ensemble du secteur énergétique (glissement autoritaire marqué notamment par l'arrestation du magnat Mikhaïl Khodorkovski). Puis – étape relevant de la politique extérieure – à s'assurer une domination sur les routes énergétiques vers l'Europe.
La nouvelle "stratégie de sécurité nationale" russe, publiée le 12 mai, met l'accent sur "la bataille pour les ressources" naturelles au plan géopolitique. Elle identifie parmi les zones sensibles "le bassin de la Caspienne", depuis lequel l'Europe cherche à développer des routes alternatives de gazoducs, l'une reliant cette région à l'Ukraine par la mer Noire.
A la veille du sommet de Khabarovsk, le conseiller diplomatique de la présidence russe, Serguei Prikhodko, a évoqué devant des journalistes la "menace persistante" de nouvelles coupures de gaz si l'UE n'acceptait pas de financer une partie de la dette gazière de l'Ukraine.
La Russie aurait tiré de la guerre d'août 2008, dans le Caucase, la conclusion qu'elle pouvait agir avec impunité dans ce qu'elle appelle sa zone "d'intérêts privilégiés". Après une suspension de quelques semaines, l'UE avait repris, dès novembre 2008, ses discussions sur un accord de partenariat avec Moscou.
La capacité des Européens à peser sur la Russie apparaît diminuée. Les grands enjeux sécuritaires sur le continent dépendront avant tout de la refonte des relations entre Moscou et Washington. Le chef de la diplomatie russe, Serguei Lavrov, l'a déclaré mercredi. L'objectif d'un désarmement nucléaire, proposé par Washington, sera, a-t-il dit, "impossible à atteindre" sans tenir compte de "la question des armes conventionnelles", en référence à une révision du traité sur les forces conventionnelles en Europe (FCE) qui réglemente le stationnement de troupes sur les "flancs" orientaux de l'Europe.
Le président américain Barack Obama a posé quelques jalons, tout en pesant ses priorités. Il a récusé, à l'attention des dirigeants russes, toute notion de "sphère d'influence". Le 7 avril, lors d'un discours à Prague, il déclarait que l'OTAN devait avoir "des plans d'urgence \[contingency plans\] pour faire face à de nouvelles menaces, d'où qu'elles proviennent". Le message visait à rassurer les Européens de l'Est, qui perçoivent la Russie comme une menace. L'Allemagne et d'autres pays européens seraient opposés à ces plans d'urgence, y voyant une provocation inutile face aux Russes. Entre Européens, l'analyse des risques diverge. Certains misent avant tout sur l'érosion des ambitions russes du fait de la crise économique.
Les instruments de l'UE prévus par le Partenariat oriental (facilitations de visas, perspective de libre-échange), même s'ils sont bienvenus, apparaissent décalés par rapport aux méthodes utilisées par la Russie, dans sa stratégie de révision de l'ordre issu de la fin de la guerre froide. L'UE n'a toujours pas développé de projet de sécurité dans la région stratégique de la mer Noire, qu'elle borde depuis le dernier élargissement, en 2007. Un arc d'instabilité politique est apparu de l'Ukraine à la Géorgie, le long des grands axes énergétiques, sans oublier la Moldavie où couve toujours le conflit séparatiste de Transnistrie.
"La Russie nous envoie le message que si l'Europe veut que ces pays du voisinage soient stables, elle doit cesser de se mêler de leurs affaires", commente un diplomate ouest-européen.

Source : Le Monde, ici
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